La loi ALUR (loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové), adoptée en 2014, a profondément modifié le cadre juridique des relations entre propriétaires et locataires. Cette loi vise à mieux réguler le marché locatif, protéger les locataires, tout en responsabilisant les bailleurs. En 2025, les dispositions de la loi ALUR continuent de s’appliquer avec des ajustements récents. Voici un guide complet pour comprendre son impact sur la gestion locative.
La loi ALUR a été mise en place pour répondre à plusieurs problématiques du marché immobilier en France :
Réduction des loyers abusifs dans les zones tendues.
Renforcer les droits des locataires et leur offrir plus de sécurité.
Encadrer les pratiques pour garantir une meilleure transparence.
Elle touche à plusieurs aspects de la location : plafonnement des loyers, garantie universelle des loyers, encadrement des frais d’agence, ou encore la lutte contre les logements insalubres.
La loi ALUR a introduit un dispositif de plafonnement des loyers dans les zones tendues (zones où la demande est supérieure à l’offre).
Les propriétaires doivent fournir aux locataires un dossier de diagnostic technique (DDT) complet, incluant :
Cette obligation garantit une meilleure transparence sur l’état du logement.
La loi impose un contrat de bail type pour les locations à usage de résidence principale. Ce document standardisé précise :
Les frais d’agence facturés aux locataires sont désormais plafonnés. Ils ne peuvent excéder un montant fixé par décret, calculé en fonction de la surface du logement et de sa localisation.
Pour renforcer la transparence dans la gestion des immeubles en copropriété, la loi ALUR a instauré un registre national des copropriétés, permettant un suivi détaillé de la gestion des biens immobiliers.
La loi ALUR impose aux bailleurs plusieurs obligations :
La loi ALUR a renforcé la sécurité des locataires, notamment grâce à :
Le propriétaire ne peut facturer au locataire que les charges réellement justifiées.
La procédure d’expulsion est strictement encadrée et nécessite une décision judiciaire.
Dans les zones tendues (1 mois au lieu de 3 mois pour les logements vides).
Depuis son adoption, la loi ALUR a évolué pour s’adapter aux réalités du marché immobilier. En 2025, certaines dispositions sont renforcées :
Extension de ce dispositif à de nouvelles villes en zones tendues.
Contre les propriétaires ne respectant pas l’encadrement des loyers.
Avec les nouvelles normes environnementales, le diagnostic de performance énergétique devient un critère central pour les locations.
Une zone tendue est une zone géographique où la demande de logements est supérieure à l’offre, ce qui entraîne une augmentation des loyers. Ces zones sont définies par décret et concernent principalement les grandes agglomérations.
Vous pouvez vérifier si votre logement est situé en zone tendue sur le site officiel du gouvernement ou auprès de votre préfecture.
Les diagnostics obligatoires incluent : le DPE, l’état des risques naturels, le diagnostic plomb (pour les logements construits avant 1949), et, dans certains cas, les diagnostics gaz et électricité.
En tant que locataire, vous pouvez contester le montant du loyer en saisissant la commission départementale de conciliation, puis, si nécessaire, le tribunal judiciaire.
Oui, la loi ALUR s’applique également aux locations meublées, avec certaines spécificités, comme une durée de bail d’un an renouvelable et des règles précises concernant le mobilier obligatoire.